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Les dirgeants africains réunis au sommet de la Cédéao à Abuja, le 16 février 2012 (© AFP)

Par : Sophie MONGALVY
Bureau de : ABUJA
17/02/2012 10:43 GMT

Cédéao: élection d'un nouveau président, Alassane Ouattara grand favori

Le sommet des dirigeants ouest-africains qui devaient désigner vendredi le nouveau président de la...


Le sommet des dirigeants ouest-africains qui devaient désigner vendredi le nouveau président de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), avec l'Ivoirien Alassane Ouattara grand favori, a repris vendredi.

Cette réunion de deux jours porte notamment sur la situation préoccupante au Sahel et de la piraterie dans le Golfe de Guinée. Les conditions sécuritaires se dégradent rapidement dans la zone sahélienne en raison d'une nouvelle rébellion touareg au Mali et des attaques de la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi).

Plusieurs sources interrogées par l'AFP jeudi, à l'ouverture du sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao, avaient indiqué que le président ivoirien Alassane Ouattara serait vraisemblablement élu.

Il succèderait ainsi au chef de l'Etat nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice sortant de l'organisation de 15 membres. Ce dernier avait été reconduit en mars 2011 à ce poste d'une durée d'un an renouvelable.

Une élection de M. Ouattara marquerait encore le retour sur la scène régionale de la Côte d'Ivoire, secouée en 2010- 2011 par de violents troubles. M. Ouattara est arrivé au pouvoir en avril après une crise postélectorale ayant fait quelque 3.000 morts.

Vendredi, les dirigeants de la région devraient aussi annoncer quel pays prendra la présidence de la Commission de la Cédéao, un poste exécutif de quatre ans jusqu'alors occupé par le Ghanéen James Victor Gbeho.

L'insécurité dans le Sahel, avec notamment l'afflux d'armes issues du conflit libyen, inquiète les dirigeants d'Afrique de l'Ouest.

"La résurgence de la rébellion et du banditisme au Mali et dans d'autres Etats du Sahel, en raison de facteurs historiques non résolus et alimentés par la récente crise en Libye", a souligné M. Gbeho.

Goodluck Jonathan a, lui, déclaré jeudi que "en raison de la crise dans la région du Sahel, nous constatons un afflux d'armes légères et, bien sûr, certains pays font face à différentes formes de menaces, notamment le Nigeria", qui subi les attaques du groupe islamiste Boko Haram.

Depuis mi-janvier, le Mali est confronté à une offensive d'une nouvelle rébellion touareg. Son président Amadou Toumani Touré n'a pas fait le déplacement à Abuja.

Les violences ont provoqué un exode à l'intérieur du pays mais aussi vers d'autres Etats. Le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie ont ainsi vu arriver des milliers de réfugiés maliens.

Le nombre des réfugiés ayant fui les violences au Mali a doublé ces dix derniers jours alors que les combats entre l'armée malienne et les rebelles touareg se sont intensifiés, a indiqué vendredi le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) qui entend renforcer son aide.

Quelque 44.000 personnes ont fui vers la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso, alors qu'ils étaient 22.000 en date du 7 février, selon le HCR, citant des chiffres des autorités.

Une situation préoccupante, d'autant que quelque 12 millions de personnes dans les pays sahéliens sont actuellement menacées par la famine.

Le conseil de sécurité et de médiation de la Cédéao a approuvé une aide financière de l'organisation régionale de 3 millions de dollars pour les victimes de la crise alimentaire et des attaques rebelles dans les pays du Sahel.

Les participants au sommet devaient aussi se pencher sur la piraterie en hausse dans le Golfe de Guinée.


© 2012 AFP
 
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