Kirsten Nematandani, président de la SAFA : « Il nous reste beaucoup de travail à réaliser », Afrique du Sud, football, StarAfrica.com

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CAF

Par : PKK
10/05/2011 15:06 GMT

Kirsten Nematandani, président de la SAFA : « Il nous reste beaucoup de travail à réaliser »

La CAN Orange U20 ayant pris fin avec le sacre du Nigéria, Kirsten Nematandani, le président de la Fédération sud-africaine de football (SAFA), pense que les chantiers au niveau de la formation des jeunes restent énormes.


« Il nous reste beaucoup de travail à réaliser pour l’asseoir définitivement et devenir une des valeurs références du football africain. Cela revient à dire que nous devons consolider, étoffer notre base. L’élimination prématurée de notre équipe dans la CAN U-20 témoigne qu’il nous reste encore beaucoup à accomplir. Notre pays regorge de talent qu’il nous faut totalement intégrer dans les équipes de la Ligue professionnelle. Les jeunes doivent y trouver leur juste place », a déclaré Kirsten Nematandani au lendemain de la CAN Orange U20 organisée au pied levé par l’Afrique du Sud en lieu et place de la Libye. A ce sujet, le dirigeant sud-africain affirme que cela témoigne de la capacité de son pays à relever ce genre de défit.  « En premier nous l’avons compris comme le prolongement de l’organisation l’année dernière de la Coupe du monde, comme un héritage naturel. Ensuite c’était un signe fort que nous envoyait la CAF qui reconnaissait notre capacité à gérer avec succès ce genre de compétition. Cela marquait également notre volonté de mettre en place un football de jeunes le plus rationnel possible afin de faire de notre football le plus compétitif possible. Et puis c’est la reconnaissance du rôle majeur que mon pays doit tenir dans le football africain, en particulier dans le domaine de son développement. Alors nous avons tous ici ressenti l’organisation de la CAN U20 à la fois comme un privilège et un honneur ».  Et de poursuivre :  «  Mon pays joue et jouera un rôle de plus en plus important dans le football africain. Ce n’est pas l’affaire d’un seul pays ou de quelques pays. C’est vraiment l’affaire de tous. L’Afrique du Sud compte tenu de son rayonnement économique et politique doit contribuer à apporter un autre élan à ce football. Il y a matière à le faire. La Coupe du monde a changé bien des choses, dans le regard que les autres ont posé sur nous et sur l’Afrique et le regard que nous avons aussi porté sur nous-mêmes. Nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Nous nous considérons désormais comme des ambassadeurs de l’Afrique sur la scène internationale. Nous sommes un parmi ses représentants ».



Revenant sur la compétition proprement dite, aux antipodes de ceux qui encense la sélection sud-africaine, Kirsten Nematandani, pense que ses poulains ont montrer beaucoup de failles notamment dans le secteur offensif :  «  S’ils le disent, peut-être avaient-ils raison. Je pense personnellement que l’équipe aurait dû être plus mordante, plus tranchante dans ses actions offensives. La possession de la balle est une chose, la concrétisation en est une autre. E la finalité du football c’est de marquer plus de buts que votre adversaire. Pratiquer un beau jeu c’est bien mais si vous ne gagnez pas cela ne sert pas à grand-chose », a précisé Nematandani.  Pour corriger cette imperfection, le président de la SAFA  entend renforcer le travail entamé déjà dans ce sens : «  Nous avons commencé un travail auprès des plus jeunes dans nos neuf provinces et dans les 52 régions de la SAFA. Ce programme a été lancé en mai 2010. Nous avons déterminé un cycle de quatre années : cela commence avec les moins de 13 ans, cela passe ensuite aux moins de 17 ans, puis aux moins de 20 ans, enfin aux moins de 23 ans. Chaque cycle d’âge alimente le suivant et ainsi jusqu’à la sélection A. C’est une structuration essentielle pour assurer une continuité et la pérennité de notre football d’élite », a dévoilé le patron du football du pays arc-en-ciel. Avant d’ajouter : «  Mon ambition est très simple. Faire du football sud-africain le meilleur en Afrique. Etre le numéro un. Il reste du chemin à parcourir. Et c’est pour cela que nous devons avoir une structure pyramidale présente à chaque degré de développement, apte à faire face à tous nos engagements sur le terrain ».



Kirsten Nematandani n’a pas non plus manqué l’occasion de d’évoquer l’impact véritable de la Coupe du monde sur le football en Afrique du Sud un an presque après: « Considérable. Le Mondial a démontré aux Sud-Africains qu’ils étaient capables d’entreprendre et de relever ensemble de grands défis. Tous les acteurs de l’organisation et derrière eux toute la population ont compris qu’ils pouvaient avancer la tête haute avec la fierté d’avoir accompli ce dont beaucoup les disaient incapables. Nous avons obtenu une forme de reconnaissance universelle qui va bien au-delà du seul football. Elle a suscité un élan qui n’est pas près de retomber. Et au-delà de l’Afrique du Sud, il me semble que c’est un message qui a été adressé à l’ensemble de la jeunesse africaine. Enfin cela a fait comprendre à beaucoup que pour pouvoir donner, il fallait commencer par investir. C’est ce que nous faisons dans le domaine qui est le nôtre, le football », a fait savoir le dirigeant sud-africain. A ce niveau, Kirsten Nematandani  reconnaît que les défis qui attendent la SAFA : « sont multiples car le football est un sport dynamique constamment en mutation. Il y a le problème des ressources financières si nous voulons égaler ce qui se fait de meilleur ailleurs. Quand vous avez réussi l’organisation d’une Coupe du monde, vous n’avez plus le droit de décevoir. Cela commence par des résultats sur le terrain. Et puis il y a une très forte attente des parents et des enfants. C’est à eux que nous devons consacrer la majeure partie de nos efforts pour installer durablement notre sport. Les Sud-Africains attendent que leur équipe devienne un jour championne du monde. Vous le voyez, les tâches ne manquent pas. La Coupe du monde nous a donné un formidable coup de fouet et je crois qu’on va nous demander chaque jour d’en faire davantage pour réussir, d’autant que ce sport a un rôle éminent dans la société et naturellement pas seulement la société sud-africaine ».  



 



 


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