COTE D'IVOIRE / J.-J.GOSSO : « Il y a la Coupe au bout », Côte d’Ivoire, football, StarAfrica.com

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Panoramic


07/02/2012 20:52 GMT

COTE D'IVOIRE / J.-J.GOSSO : « Il y a la Coupe au bout »

Le latéral droit de l’équipe de François Zahoui, Jean-Jacques Gosso, fait le point sur cette CAN 2012, à J-1 de la demi-finale contre le Mali. Propos d’un joueur déterminé.


Jean-Jacques, vous jouez mercredi une demi-finale de CAN contre le Mali. Quel est votre état d’esprit avant cette rencontre capitale ?
On est toujours aussi déterminés. On reste tendu vers notre objectif, qui est de gagner la Coupe. On va protéger au mieux cet état d’esprit jusqu’au bout.

Dans cette équipe des Eléphants, vous jouez au poste, inhabituel pour vous, de défenseur latéral droit. Que pensez-vous y apporter ?
Je pense que j’apporte le petit plus que le coach me demande… J’ai quand même déjà joué plusieurs fois à ce poste en équipes de jeunes, ou au début de ma carrière. Ce n’est pas tout à fait nouveau.

Vous servez souvent de relanceur, avec des passes rentrantes. Est-ce une demande précise de François Zahoui ?
Pas vraiment. C’est moi qui réclamais la balle car j’avais des solutions.

Entre milieu récupérateur et latéral droit, vers quel poste va votre préférence ?

Peu importe, pourvu que je joue !

Vous allez affronter le Mali, une équipe mentalement confortée par sa victoire aux tirs au but contre le pays organisateur. Les craignez-vous ?
C’est normal de se sentir renforcés dans ces conditions. En plus, ils vont jouer la Côte d’Ivoire, ce qui va leur donner encore plus de motivation. Mais on sait qu’on est attendus. On est prêts à tenir le choc.

Contre la Guinée Equatoriale, Didier Drogba a été le grand homme du match. Diriez-vous qu’il propulse l’équipe ?

Didier Drogba, c’est un buteur, une source d’inspiration, un leader, un grand frère. C’est tout cela à la fois, avec une aura charismatique.

Etes-vous touché par les critiques sur la qualité du jeu ivoirien, qui ne serait plus aussi spectaculaire que par le passé ?

Non. L’important, c’est le résultat. Peu importe la manière.

Justement, la manière cette année rappelle un peu l’édition 1992, année du seul sacre ivoirien. Ce vingtième anniversaire vous motive-t-il ?

Oui, cela nous aide. On sait qu’on peut faire aussi bien que cette génération-là.

Avez-vous un souvenir particulier de la finale de 1992 ?

J’avais neuf ans. J’étais avec la famille. Je me rappelle que j’avais fait la fête jusqu’à tard. Si on peut redonner le même bonheur aux gens, ce serait magnifique.

Pourquoi avoir attendu mardi, veille du match, pour vous entraîner ?

Nous avons déjà fait une petite séance entre nous, lundi. On a surtout travaillé sur le physique avec des assouplissements, des étirements et des petits soins. Et dimanche, on avait fait un décrassage.

L’équipe est très protégée, dans une résidence ultra-sécurisée. Cela vous aide-t-il ?

Oui, c’est un bon point pour se concentrer. Il faut garder ce bon état d’esprit. Il y a la Coupe au bout.

Propos recueillis par Patrick Juillard, à Libreville

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